Marina De Van entre en salles ce 28 octobre avec Ma nudité ne sert à rien, un documentaire dans lequel l’autrice et réalisatrice se filme sans vêtements du début à la fin. Le projet est né d’une plaisanterie lancée alors qu’elle rencontrait des difficultés à trouver des producteurs pour ses films suivants.
Une boutade devenue un film
Réalisatrice de nombreux courts et longs-métrages, Marina De Van cherchait une manière de faire avancer ses projets. L’idée de se montrer nue, d’abord formulée sur le ton de la provocation, a finalement trouvé un producteur. Le film s’est construit autour de cette proposition, sans scénario préétabli ni déroulé fixé à l’avance.
« J'ai proposé à un producteur de faire un film où je serais nue du début à la fin, pour parler de la solitude d'une femme qui vieillit. »
— Marina De Van
Le tournage a été réalisé en grande partie par ses propres moyens, avec un simple appareil photo installé sur pied. Cette méthode a accompagné une fabrication peu conventionnelle, fondée sur une série de situations plutôt que sur une structure écrite avant le tournage.
Un autoportrait construit au montage
Le montage a joué un rôle central dans la forme définitive du documentaire. Les images ont progressivement organisé un matériau initialement dépourvu d’ordre, jusqu’à faire émerger le film tel qu’il est présenté aujourd’hui.
- Titre : Ma nudité ne sert à rien
- Genre : documentaire intime
- Sortie en salles : 28 octobre 2026
- Réalisation : Marina De Van
La cinéaste décrit elle-même Ma nudité ne sert à rien comme un « documentaire intime ». Elle précise toutefois que le film ne cherche pas à rester dans le seul registre de l’expérience personnelle : son ambition est de transformer cette matière individuelle en une œuvre susceptible d’être partagée avec un public.
« Le film s'est véritablement écrit au montage »
— Marina De Van
Également autrice, Marina De Van a publié plusieurs ouvrages aux éditions Allia et Abstractions. Avec ce nouveau film, elle prolonge son travail de réalisatrice dans une forme documentaire centrée sur son propre corps, le temps qui passe et la solitude liée au vieillissement.