Le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) célèbre son 80e anniversaire. Créé par la loi du 25 octobre 1946, l’établissement public est placé sous la tutelle du ministère de la Culture depuis 1959. Un colloque de trois jours organisé à la Cinémathèque française a marqué cet anniversaire, avec une conclusion portée par Gaëtan Bruel, président du CNC.
Un outil public pour financer la création
Le CNC met en œuvre la politique de l’État dans plusieurs secteurs : le cinéma, la production audiovisuelle, la vidéo, les nouveaux médias et le jeu. Son fonctionnement repose notamment sur une taxe prélevée sur les entrées en salles : 10,72 % du prix de chaque ticket de cinéma contribuent ainsi au financement d’autres œuvres.
« C’est une administration qui collecte des taxes, distribue, attribue des aides et rédige des textes réglementaires », a rappelé Gaëtan Bruel à la Cinémathèque française.
Cette organisation vise à soutenir l’ensemble de la chaîne de l’image animée. Le CNC intervient à la fois par la collecte de ressources, l’attribution d’aides et la rédaction de textes réglementaires. Son action s’inscrit également dans un réseau d’exploitation cinématographique présenté comme le plus dense et le plus diversifié au monde.
- 1946 : création du CNC par la loi du 25 octobre.
- 1959 : rattachement de l’établissement au ministère de la Culture.
- 10,72 % : part prélevée sur chaque ticket de cinéma pour alimenter le mécanisme de financement.
Un rôle territorial et culturel
Pour Gaëtan Bruel, l’histoire du CNC concerne directement les Français. Dans les zones rurales comme dans les villes moyennes, la salle de cinéma constitue souvent, avec la médiathèque, l’un des derniers équipements culturels présents sur le territoire. Le dispositif contribue aussi à la production d’œuvres françaises et à la diversité des récits proposés au public.
| Donnée | Information |
|---|---|
| Institution | Centre national du cinéma et de l’image animée |
| Anniversaire | 80 ans |
| Création | 25 octobre 1946 |
| Tutelle | Ministère de la Culture depuis 1959 |
Depuis sa création, le CNC fait toutefois l’objet de critiques et de débats concernant son autonomie, le fonctionnement de ses commissions et la composition des soutiens accordés. L’établissement a notamment été accusé d’entre-soi et, plus récemment, de financer des films dits « militants ». Ces controverses accompagnent une institution dont les missions restent liées au financement, à la régulation et à la diffusion de l’image animée en France.