Quarante-quatre ans après Roma, son premier livre publié en 1982, Colette Fellous revient dans la capitale italienne avec Via Veneto. Ce nouveau récit autobiographique suit les traces d’une Rome ancienne, traversée par les souvenirs, les rencontres et l’empreinte du cinéma.
Une ville regardée comme un film
Dans ce livre, l’autrice s’attache à l’âge d’or du cinéma italien, celui des années 1960. Son parcours convoque les figures de Federico Fellini, Michelangelo Antonioni, Luchino Visconti et Pier Paolo Pasolini, ainsi qu’un imaginaire marqué par la cruauté, la dérision, la tragédie et la farce. La ville devient le décor d’une mémoire où se mêlent la réalité et les scènes que l’on se raconte.
Le récit est accompagné de photographies en noir et blanc et de couleurs nostalgiques. Une chanson de Gino Paoli forme également un arrière-plan sonore à cette déambulation, dans laquelle la narratrice suit un inconnu et se laisse entraîner vers une fiction personnelle. La réalité y est déplacée du côté du rêve, tandis que l’Italie apparaît moins comme un territoire que comme un sentiment.
« Les mots sont devenus des yeux. »
Le journal La Marseillaise présente Via Veneto comme un récit peuplé d’images et de pensées, construit autour d’une mémoire romanesque. L’ouvrage prolonge ainsi le lien de Colette Fellous avec Rome, déjà au centre de Roma, tout en faisant du cinéma italien une matière narrative à part entière.
Repères sur le livre
| Œuvre | Autrice | Éditeur |
|---|---|---|
| Via Veneto | Colette Fellous | Gallimard |
- Récit autobiographique consacré à Rome et au cinéma italien des années 1960
- Photographies en noir et blanc et en couleurs nostalgiques
- Édition Gallimard : 19 euros
Entre souvenirs de la capitale italienne, références à ses réalisateurs emblématiques et scénario intérieur, Colette Fellous compose un livre où la fiction devient une manière de traverser le passé.