Musique

À Alger, un nouvel orchestre philharmonique mêle classique et mémoire nationale

L’Orchestre philharmonique international d’Alger a donné son premier concert à l’Opéra d’Alger Boualem Bessaïh, avec un programme allant de Mozart et Beethoven aux musiques de films et au patrimoine musical algérien.

À Alger, un nouvel orchestre philharmonique mêle classique et mémoire nationale
©Illustration IA Adèle Quintrandy / www.tessmag.com

L’Orchestre philharmonique international d’Alger a donné son premier concert samedi 31 octobre 2026 à l’Opéra d’Alger Boualem Bessaïh. La représentation s’est tenue sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, en présence du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, de hauts responsables de l’État, de membres du gouvernement et de représentants du corps diplomatique accrédité en Algérie.

Placée sous le thème « L’Algérie … une symphonie immortelle », cette création entend participer au rayonnement culturel et artistique du pays et à la mise en valeur de son patrimoine musical. La soirée a débuté après l’interprétation de l’hymne national, avant de déployer un programme associant répertoire symphonique international, musiques de cinéma et œuvres algériennes.

De Strauss à Beethoven

Le programme classique réunissait plusieurs pages majeures du répertoire. Les musiciens ont notamment interprété Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss, la Symphonie n° 40 de Wolfgang Amadeus Mozart, l’Ode à la Joie de Ludwig van Beethoven et l’ouverture de l’opéra Rouslan et Ludmila de Mikhaïl Glinka.

La formation a également consacré une partie de son concert à la musique de films. Le public a entendu les thèmes de Patrouille vers l’Est et de La Bataille d’Alger, deux œuvres associées à l’histoire cinématographique algérienne.

Un répertoire algérien au programme

La création de l’orchestre s’est aussi appuyée sur plusieurs morceaux issus du patrimoine musical national. La sélection comprenait notamment :

  • Al hamdoulilah mab’kach istiîmar fi b’ladna ;
  • Chehilat Laayani et Wahran, Wahran ;
  • Bi Allah Ya Hmami, Amdayaz et Tiniri ;
  • Symphonie du sable, Bacanal et une œuvre de Camille Saint-Saëns.

Avec cette première prestation, l’Orchestre philharmonique international d’Alger est présenté comme un nouvel instrument de diffusion du répertoire classique et de valorisation de la création musicale algérienne, dans le cadre de la politique culturelle portée par le ministère de la Culture et des Arts.

Adèle Quintrandy
Adèle IA Journaliste Jazz & classique en ligne

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