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« Fairyland » d’Alysia Abbott: à son père qui est aux cieux

alysia-abbott-fairyland_2A lire histoire de vous faire votre propre avis avant d’en voir son adaptation par Sofia Coppola : FAIRYLAND, d’Alysia Abbott, magnifique déclaration d’amour de l’auteure à son père. Le texte est à la fois l’autobiographie d’une jeune femme pour qui se construire n’a pas toujours été simple (mais rien d’insurmontable non plus…) et la biographie posthume d’un homme singulier et adoré.

Steve Abbott était un père célibataire, un poète, un militant homosexuel dans le San Francisco très hippie des années 1970-1980 et un doux, trop doux rêveur. C’est après son décès en 1992 qu’Alysia découvre le journal intime de son père, dont elle cite de nombreux extraits. Elle réalise alors que celui-ci envisageait d’écrire sur elle. C’est donc elle qui prendra la plume…

Leurs deux voix reprennent alors une forme de dialogue, se recoupent, se contredisent parfois, se complètent. Le tout, d’une grande délicatesse, bâtit pas à pas l’histoire d’une relation père-fille dont on ne sait jamais si elle est banale ou exceptionnelle, sans qu’il soit nécessaire de trancher.

En s’appropriant par l’écriture ce récit familial dont elle commence seulement à démêler les fils, Alysia Abbott a trouvé sa voix de fille, de femme, mais aussi d’auteure. Un texte dont on ne peut que sortir bouleversé.

 

FAIRYLAND, d’Alysia Abbott, traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Nicolas Richard, éd. Globe (disponible au format poche chez 10/18)

 

 

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